Lytta Basset
Editions Albin Michel
Journal intime de Lytta Basset après le suicide de son fils. Le récit des événements qui ont émaillé les deux ans après ce drame, est à la troisième personne, tandis que les réflexions de l’auteur à ce sujet, sont menées à la première personne. Les références à E. Kübler-Ross, dont elle a tiré certainement des conseils (par ex. page 127) conduisent à ces « coïncidences", ces « réalités invisibles", ces « intuitions » qui ont force de réalité pour elle. Très influencée par toute une démarche psychanalytique, Lytta Basset attache aux rêves une importance capitale. Les « présences invisibles » seraient une manière de maintenir la personne en vie (p.129 par ex) !… L’application des versets sur Christ à son fils est troublante (p. 135) « S’il n’y a pas de résurrection des morts, Christ non plus ne s’est pas réveillé". Ce qui est décisif dit-elle, c’est l’expérience (p.136) que je fais du « réveil » de mon proche décédé. Page 137 j’ai vu mon proche « se réveiller » à mesure que j’étais moi-même attentive à ce « réveil » de la vie en moi ! Page 182 son explication de la conversion est ambigüe : elle serait le fait de se tourner vers les autres et vers le Tout Autre. Peu à peu la présence de son fils se concrétise (p.194), elle décide de le voir « vivant » dans un autre environnement que le sien. Page 204 elle assimile les « visites » de son fils à celles du Christ à Marie de Magdala : inacceptable dérive !